Sous un ciel changeant de Kernouës, Léonie Mahieu, 19 ans seulement, s’est imposée comme la nouvelle championne de Bretagne, offrant à Lanester Women Morbihan un cinquième titre consécutif. Dans son sourire transparaît une jeunesse animée par la détermination, mais aussi le constat d’une vie sociale sacrifiée sur l’autel de l’entraînement et des cours de prépa.
De Bayeux à la côte morbihannaise, son parcours évoque les récits de transmission des anciens festoù-noz : un élan collectif où chaque coup de pédale résonne comme un vers breton, chantant la réussite et le succès.
L’article en bref
Découvrez comment cette étoile montante du cyclisme concilie titres, études et ambition dans un équilibre éprouvant.
- De Bayeux à Kernouës : une ascension fulgurante en Bretagne
- Double talent : succès sur route et championne du monde piste
- Prépa Diagonale : le défi de 80 heures hebdomadaires
- Projet professionnel : l’objectif de passer catégorie pro
Un portrait inspirant où chaque coup de pédale trace la route de la passion et de l’engagement breton.
Parcours de Léonie Mahieu, étoile montante du cyclisme en Bretagne
Des pelotons normands aux routes du Morbihan
Née à Bayeux, formée à l’UC Tilly Van de Seulles puis à l’Abus-Sprinteur Club, Léonie Mahieu a rejoint Lanester Women Morbihan en 2025 en quête d’un projet sportif d’envergure. Après plusieurs couronnes de championne de Normandie chez les jeunes, elle a trouvé au cœur du Morbihan un environnement à la hauteur de son ambition.
Ce nouvel ancrage lui permet de cultiver l’esprit d’équipe si cher aux traditions bretonnes, où le blé des moissons s’apparente au maillot à hermines : symbole de fierté et de solidarité.

Titres et distinctions : de la Colombie à la Bretagne
Championne du monde junior de poursuite par équipes
En juillet 2023, sur le vélodrome de Cali (Colombie), elle a décroché le titre mondial juniors en poursuite par équipes avec Clémence Chereau, Léane Tabu et Mélanie Dupin. Ce succès sur piste a renforcé son statut d’étoile montante et lui a donné l’élan nécessaire pour s’illustrer sur route.
À Kernouës, c’est son attaque dans le final qui a fait la différence, mais elle tient à rappeler qu’aucun succès ne se construit sans l’effort collectif.
Sport et études : la rigueur d’une double vie sociale
La Prépa Diagonale, un défi à 80 heures par semaine
En parallèle de ses entraînements, Léonie Mahieu suit la « Prépa Diagonale », une classe préparatoire à distance en mathématiques et physique, conçue pour les sportifs de haut niveau. Cette organisation lui impose un rythme effréné, où chaque semaine ressemble à un défi chronométré.
- 5 séances de vélo sur route ou piste, totalisant près de 20 heures
- 3 cours magistraux en visioconférence et 15 heures de travail personnel
- 1 séance de musculation et de récupération, encadrée par un préparateur physique
- 2 journées de repos actif, consacrées à la révision et à la lecture d’ouvrages bretons anciens
Malgré l’épuisement, elle confie manquer de vie sociale, affirmant que ses semaines oscillent entre les bancs de la prépa et les pelotons, sans presque de place pour autre chose.
Source: www.letelegramme.fr








