Sur les terres humides du Morbihan, la ferme biologique de Trévero illustre un engagement fort : placer le respect de l’humain avant tout. Fondée en 2007 à Sérent, cette exploitation de 80 hectares a tissé, pas à pas, un réseau solidaire autour d’une agriculture durable à taille humaine.
Portée par les associés Régis Durand et Benjamin Frézel, l’exploitation a recruté huit salariés en CDI en sept ans, convaincue que garantir un statut stable est le premier acte d’une agriculture bio responsable.
L’article en bref
La ferme de Trévero à Sérent fait de la protection des salariés et du lien social ses priorités, tout en prônant une écologie de terrain.
- Salariat sécurisé : 8 emplois stables créés en CDI depuis 7 ans
- Élevage plein air : animaux libres sur 80 hectares pour meilleure santé
- Agroécologie de terrain : haies bocagères, rotations et gestion économe de l’eau
- Transmission ouverte : stages, ateliers et intégration dans la communauté locale
Ce modèle illustre que l’écologie et le respect de l’humain nourrissent une production locale pérenne.
Un modèle humain pour une agriculture bio durable en Bretagne
Au cœur du bocage morbihannais, la ferme biologique de Trévero fait dialoguer prairies, cultures et élevage en plein air. En dépit des records de pluie qui marquent 2026, chaque matin débute par une ultime gorgée de café avant d’enfiler bottes et cirés.
Les vaches, porcs et volailles évoluent librement sur les parcelles, tandis que les haies bocagères offrent à la fois abri au gibier et brise-vent pour un sol préservé. Cette approche agroécologique rencontre les principes d’agriculture durable détaillés sur Agriculture en Bretagne et culture bio.

Sur la ferme, on salue parfois « demat deoc’h », comme le faisait, selon la tradition locale, la grand-mère d’un membre de l’équipe. Un clin d’œil à la transmission culturelle tout aussi essentiel que le travail du sol.
Garantir le salariat pour renforcer la cohésion de la communauté
Depuis 2007, huit personnes ont été recrutées en CDI, portant l’équipe à dix salariés, dont deux associés. Chaque contrat signé est un gage de stabilité face aux aléas climatiques et économiques.
Au-delà du simple emploi, des formations internes et l’accueil de stagiaires permettent la circulation des savoir-faire, dans l’esprit des festoù-noz où chacun apporte sa note au collectif. Ce maillage social fait vibrer la communauté locale.
Cette démarche humaine tisse durablement des liens entre l’exploitation et son environnement, faisant de la solidarité le premier rempart contre la précarité.
Agroécologie et production locale : l’équilibre retrouvé
- Diversification des cultures : rotations de céréales et légumes pour nourrir sol et bétail.
- Intégration des haies : plus de 20 km de bocage pour abriter la faune et réguler l’eau.
- Gestion de l’eau : fossés entretenus et mares créées pour capter les excès pluviaux.
- Approvisionnement local : vente à la ferme et en circuit court auprès des marchés de Sérent.
En mêlant traditions et innovations, la ferme de Trévero répond aux attentes d’une production locale respectueuse des écosystèmes et du rythme des saisons.
Une alimentation saine portée par une éthique agricole
L’alimentation saine naît ici d’un engagement à chaque étape, de la terre à l’assiette. Les légumes, céréales et viandes sont proposés en direct, sans intermédiaire.
Les visites guidées, les ateliers de transformation et la collaboration avec des producteurs de moules bouchot complètent cette offre, incarnant une véritable éthique agricole.
Un tel parcours prouve que l’écologie de terrain peut rimer avec bien-être social et excellence gustative.
Source: www.la-croix.com









