Entre le Mont Saint-Michel à l’horizon et les escaliers verdoyants des vallons bretons, Mûr-de-Bretagne s’est hissé de plan B à véritable incontournable du Tour de France. Dès 2011, Christian Prudhomme et Jean-Yves Le Drian ont scellé le destin de ce site escarpé, qui offre aux coureurs un théâtre à la fois rude et magique. Aujourd’hui, cette étape respire la ferveur du public et les paysages bretons, attirant amateurs et équipes cyclistes du monde entier.
De plan B à classique du Tour de France en Bretagne
Lorsque, à quelques heures de la présentation 2011, la location du champ prévu à Châteaulin a soudain doublé, Christian Prudhomme a dû revoir ses plans à la hâte. C’est ainsi que la côte de Menez-Hiez, rebaptisée Mûr-de-Bretagne, est entrée dans la légende.
- 2011 : première arrivée au sommet, franco-brittone – un pari tenu en un éclair.
- 2015 : Alexis Vuillermoz crée la surprise en décrochant la victoire.
- 2021 : Mathieu van der Poel y enfila le maillot jaune pour la première fois.
Loïc, ancien coureur de l’équipe cycliste locale, raconte avoir vécu cette bascule comme un « grand fest-noz » sportif. Pour une plongée dans l’histoire du Mûr-de-Bretagne et le Tour, direction l’article dédié.
Cet épisode rappelle que la contrainte peut devenir opportunité ; c’est là la première leçon du Mûr breton.

Un col taillé pour le spectacle et l’effort
Ce raidard de 2 kilomètres, à plus de 15% par endroits, se voit d’en bas et terrifie d’emblée. Les coureurs s’y affrontent dans un décor où l’âpreté du relief rejoint la ferveur populaire.
- Longueur : 2 km de montée continue.
- Pente maximale : 15 %.
- Panorama : bocage, collines et horizons marins.
- Ambiance : public breton massé derrière les barrières.
La côte s’apparente à une bosse géante qui peut voir s’expliquer puncheurs et favoris du général. Un combo rare, à mi-chemin du sprint et de la montagne. Après l’étape, pourquoi ne pas prolonger l’aventure avec un week-end en Bretagne en famille ? C’est là tout le charme du Mûr : une montée qui se prolonge en séjour mémorable.
Le spectacle sur le bitume breton est à l’image de la côte : brut et inoubliable.
Un décor breton aux saveurs locales
Au pied du col, les sentiers glissent vers des hameaux où les veillées racontent encore l’épopée cycliste. Les coureurs croisent des effluves de galette et l’odeur iodée des moules bouchot.
- Dégustation : pain aux algues et galette sarrasin.
- Escapades : découvrir les paysages enchanteurs alentour.
- Visites : chapelles, fontaines et calvaires sur le parcours.
- Patrimoine : plongée dans les incontournable-s de la région, dont les ruelles d’Yvias.
Pour les plus curieux, la côte se prête aussi à un court récit historique, comme dans ce guide sur les incontournables de Locminé.
Entre tradition culinaire et paysages sacrés, le Mûr souffle son histoire à chaque coup de pédale.
Source: www.eurosport.fr







