Une nouvelle ère s’ouvre pour l’Agence Régionale de Santé Bretagne : à compter du 25 août, Véronique Solère prend les commandes de l’ARS Bretagne. Inspectrice générale de la santé publique vétérinaire, elle succède à Élise Noguéra et apporte un bagage riche d’expériences aux quatre coins de la Bretagne et de l’administration nationale. Face à des déserts médicaux grandissants et à des chantiers hospitaliers cruciaux, son arrivée augure d’une gouvernance hospitalière repensée et de politiques sanitaires ambitieuses.
Profil et trajectoire de Véronique Solère à la tête de l’ARS Bretagne
Originaire de familles aux racines bretonnes, Véronique Solère connaît bien les enjeux locaux. Après avoir exercé comme sous-préfète et directeur de cabinet du préfet du Morbihan de 2018 à 2020, elle a piloté la Direction de la protection des populations jusqu’en 2024 avant de rejoindre Paris.
- Inspectrice générale de santé publique vétérinaire au Ministère de la Santé
- Déléguée interministérielle à la souveraineté agricole en outre-mer
- Magistrate financière à la Cour des comptes (Hauts-de-France)
- Expertise en santé publique et en gestion des risques environnementaux

Une carrière multi-ministérielle et pluridisciplinaire
Au fil de ses missions, elle a alterné entre le Ministère de l’Agriculture, le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de la Transition écologique, tissant un réseau solide pour enrichir la gouvernance hospitalière bretonne.
Ses passages à la Cour des comptes lui ont conféré une vision fine de la Gestion hospitalière et des coûts, un atout pour piloter les budgets et optimiser l’offre de soins en Bretagne.
Les chantiers prioritaires pour l’avenir de la santé en Bretagne
La nouvelle directrice devra déployer des politiques sanitaires adaptées aux spécificités de chaque territoire. Du cœur rural du Finistère aux stations balnéaires du littoral, chaque projet impose une coordination fine entre acteurs publics et privés.
- Renforcer la Direction d’établissement de santé de Carhaix pour lutter contre les déserts médicaux.
- Attirer et fidéliser les praticiens dans les services d’urgences en manque d’effectifs.
- Suivre la construction du nouvel hôpital de Quimperlé et veiller à la modernisation des équipements.
- Améliorer la prévention et l’éducation à la santé publique auprès des populations isolées.
Consolider l’offre de soins à Carhaix et au-delà
La centralité médicale de Carhaix doit être repensée : recrutement de généralistes, téléconsultations renforcées, et partenariats avec les cliniques voisines s’imposent.
À l’image des veillées où anciens et jeunes se transmettent légendes et savoir-faire, l’ARS Bretagne devra fédérer tous les acteurs pour instaurer une solidarité durable.
Les défis à venir nécessitent une action publique concertée : sans cohésion locale, la moindre politique sanitaire pourrait se heurter à la dispersion géographique de la population.
Source: www.letelegramme.fr



