Présenté dès le 7 janvier 2026 dans les salles de la région, Ma frère s’impose comme un film captivant où l’amitié et la quête d’identité se dessinent dans le cadre bucolique d’une colonie de vacances en Drôme. Scénarisé et réalisé par Lise Akoka et Romane Gueret, ce film français puise sa force dans le contraste entre tours parisiennes et paysages méridionaux.
Relevé par Le Télégramme parmi les sorties phares de ce début d’année, ce récit d’apprentissage trouve un écho particulier en cinéma Bretagne, offrant une respiration humaine et solaire aux spectateurs bretons.
L’article en bref
Un duo de jeunes animatrices traverse les saisons de l’amitié et se confronte aux défis de l’âge adulte dans un décor estival.
- Deux âmes en colonie : Shaï et Djeneba animent un camp au cœur de la Drôme.
- Thématique universelle : exploration de l’amitié et de l’identité féminine.
- Casting pluriel : Fanta Kebe, Shirel Nataf, Amel Bent et Idir Azougli.
- Accueil breton : déjà dans les cinémas bretons depuis janvier.
Un voyage sensible entre rires et émotion, à ne pas manquer en salle.
Ma frère, le film à l’affiche dans les cinémas bretons
Installé en Bretagne, chacun des cinéphiles retrouvera dans Ma frère un écho à la chaleur des veillées et aux instants partagés. L’intrigue suit Shaï et Djeneba, deux amies de toujours, qui, à 20 ans, embrassent la responsabilité d’animer une colonie. Issues des tours de la Place des Fêtes à Paris, elles guident une fratrie d’enfants vers la découverte de la nature et la joie simple d’un encas de crêpes bretonnes au goûter.

Entre randonnée, veillées musicales et tournois de pétanque, le film capte la fragilité et la force de cette génération. L’alchimie naturelle des comédiennes porte un regard délicat sur le passage à l’âge adulte, tout en évitant les clichés sur la jeunesse populaire.
Portrait de Shaï et Djeneba, âme sœur de vacances
Shaï (interprétée par Fanta Kebe) et Djeneba (Shirel Nataf) naviguent entre haute exigence et fantaisie. D’un côté, l’une rêve d’étudier la faune montagneuse, de l’autre, l’envie de transmettre l’amour du théâtre aux enfants. Entre confidences et tensions naissantes, leur amitié se révèle un terrain de jeu et d’épreuves.
Le casting, qui comprend également Amel Bent, Idir Azougli et Yuming Hey, incarne une jeunesse d’aujourd’hui, revendiquant son histoire et ses origines. On retrouve des visages salués par les jeunes acteurs français comme porte-voix d’une parole plurielle.
- Authenticité : des dialogues puisés dans l’émotion brute.
- Évasion : paysages de la Drôme et sa lumière chaleureuse.
- Rythme : alternance de séquences drôles et de moments introspectifs.
- Résonance bretonne : une fresque humaine qui touche tous les publics.
- Musique : bandes originales vibrantes, souvenir d’étés et de veillées.
En filigrane, la parole des jeunes de banlieue se détache des stéréotypes, rejoignant le même élan de liberté que l’on découvre lors d’un week-end en Bretagne.
Un voyage cinématographique où chaque plan raconte
La réalisation, ciselée par Lise Akoka et Romane Gueret, déploie un regard documenté et sensible, rappelant l’engagement de cinéma Bretagne pour les récits de territoire. Le format de 1 h 52 minutes sculpte un équilibre parfait entre comédie et drame familial, offrant une vraie respiration aux spectateurs.
Au final, Ma frère prolonge la tradition des films qui mettent en lumière la diversité sociale, à l’instar des œuvres explorées par les acteurs noirs français à l’écran, en affirmant la force du collectif et de la solidarité.
Source: www.letelegramme.fr









