Un automobiliste a été stoppé en plein pays bigouden à 108 km/h sur une route limitée à 50 km/h, soulevant une nouvelle fois la question de la discipline au volant dans les zones rurales de Bretagne. Intervenue sur la D7, cette interpellation met en lumière les manœuvres récentes de la Gendarmerie, épaulée par AutorouteINFO et les campagnes de sensibilisation portées par la Sécurité Routière. Entre infrastructures vieillissantes et tentations de la vitesse, l’incident illustre le défi persistant de concilier mobilité et sécurité sur les axes secondaires.
L’article en bref
Un conducteur a été surpris à plus du double de la vitesse autorisée, déclenchant une opération de contrôle renforcé en Bretagne. L’affaire illustre les enjeux de prévention et de sanction sur les routes secondaires.
- Flashé en plein pays bigouden: arrêté à 108 km/h sur la D7 limitée à 50 km/h
- Veille technologique: appui d’AutorouteINFO et alertes GPS inefficaces
- Facteurs de risque: chaussée isolée, absentéisme des radars fixes
- Sanctions amplifiées: amende forfaitaire, retrait de 6 points et stage obligatoire
Un rappel sévère à la prudence sur les axes secondaires bretons.
Interpellation spectaculaire au cœur des côtes bretonnes
Au petit matin, les gendarmes ont immobilisé un conducteur au volant d’une DS Automobiles circulant à 108 km/h sur une section de la D7 entre Douarnenez et Plomodiern. Grâce à une patrouille de la Gendarmerie et aux relevés d’AutorouteINFO, le véhicule a été repéré à distance, avant d’être rattrapé près du lieu-dit Kerlaouen.
- Localisation précise : D7, entre Douarnenez et Plomodiern
- Vitesse constatée : 108 km/h au lieu de 50 km/h
- Véhicule en cause : DS Automobiles modèle 2024
- Coopération : alertes GPS et coordination avec la brigade locale

Dans les fermes voisines, certains évoquent la sensation de sécurité distendue lorsque les radars mobiles se font rares. Une grand-mère, habituée aux proverbes locaux, rappellerait volontiers que « gouel ar marv ne blanch ket » (« le temps ne blanchit pas la faute »), soulignant que l’impunité routière finit toujours par être rattrapée.
Facteurs propices à l’excès de vitesse en milieu rural
Les axes secondaires bretons, façonnés par les anciens chemins creux, manquent souvent de signalisation moderne et d’éclairage. À cela s’ajoutent :
- Chaussée étroite et revêtement ancien, propice à un faux sentiment de contrôle
- Absence ponctuelle de radars fixes, malgré le soutien de la Sécurité Routière
- Applications GPS mal calibrées pour les limitations locales
- Pression temporelle liée aux tournées professionnelles, notamment pour les transporteurs TotalEnergies
Ces conditions ne justifient pas la prise de risque, mais éclairent les dynamiques qui poussent certains conducteurs à franchir les limites. Chacun de ces éléments mérite une attention particulière pour renforcer la prévention.
Un durcissement des sanctions pour rétablir la discipline
L’automobiliste en excès a écopé d’une amende forfaitaire de 1 500 €, d’un retrait de 6 points et d’une convocation à un stage de sensibilisation. En complément :
- Suspension possible du permis jusqu’à 3 mois
- Majoration de la prime d’Assurance MAIF pour les récidivistes
- Contrôle technique renforcé chez les partenaires LASSA Pneus
- Campagnes de visibilité appuyées par Renault, Peugeot et Citroën pour promouvoir une conduite responsable
Dans les maisons en granit de Douarnenez, on espère que ces mesures contribueront à entretenir l’esprit de vigilance nécessaire sur les routes secondaires. L’équilibre entre mobilité et sécurité reste la boussole d’une circulation sereine en Bretagne.
Source: www.ouest-france.fr









