Face aux déclarations du président du Finistère, Maël de Calan, accusant « des druides et des exorcistes » d’abuser du RSA, la Gorsedd de Bretagne s’est levée en véritable insurrection symbolique. Refusant le statut de simple sujet de plaisanterie, les 250 druides bretons rappellent la portée sérieuse de leur titre et revendiquent une justice sociale respectueuse de l’identité bretonne.
De Quimper à Douarnenez, cette protestation illustre l’attachement profond à la culture celtique et questionne le juste équilibre entre lutte contre les abus et préservation du patrimoine immatériel.
L’article en bref
Un mouvement druidique en Bretagne refuse d’être tourné en dérision et dénonce des propos stigmatisants sur le RSA.
- Propos dénoncés : Stigmatisation des druides comme fraudeurs du RSA
- Titre protégé : Défense du rôle ancestral des druides depuis un siècle
- Rejet de la dérision : Contestation des « propos démagogiques » du président
- Solidarité bretonne : Alliance entre justice sociale et identité culturelle
Un appel à considérer la lutte contre les abus sans mépriser les héritages culturels.
Réactions vives après les accusations d’abus RSA
Dans un entretien accordé le 26 mars à Sud Radio, Maël de Calan a affirmé que des centaines d’allocataires, parmi lesquels « des druides et des exorcistes », utilisaient le RSA comme « complément permanent de ressources ». Ces propos ont déclenché une véritable onde de choc au sein de la communauté druidique.
La Gorsedd, fraternité fondée en 1906, a dénoncé ces accusations jugées « démagogiques » et constitutives d’une stigmatisation injuste. Selon elle, « être druide n’est pas un métier, mais un engagement ». Pour mieux comprendre les racines de cette tradition, on peut visiter le musée des Sorciers de Pont-Aven, qui expose les symboles et les ateliers druidiques.

Un titre enraciné, pas un objet de dérision
Pour Per Vari Kerloc’h, grand druide de Bretagne, l’invocation des druides aux côtés des exorcistes vise avant tout à susciter « un rire facile ». Pourtant, le bardisme et la druidité font partie de la mémoire bretonne, oscillant entre arts rituels, poésie en breton et cérémonies de transmission.
En 2026, ces pratiques sont encadrées par des codex culturels, organisant veillées et stages de langue. Cette organisation structurée prouve que le titre de druide ne peut être réduit à une simple caricature.
De l’insurrection symbolique à une protestation organisée
La Gorsedd entend désormais porter l’affaire devant la justice, aux côtés d’associations de justice sociale et de défense du droit au respect. Cette démarche juridique s’accompagne d’événements publics où se mêlent chants traditionnels et ateliers de contes en breton.
- Rencontres avec des élus pour clarifier le statut druidique
- Rassemblements festifs pour souligner l’importance de la transmission
- Ateliers de langue bretonne pour lutter contre l’uniformisation
- Manifestations pacifiques pour dénoncer la stigmatisation
Cette protestation structurée revendique un équilibre entre contrôle des fraudes et respect du patrimoine immatériel.
Articuler justice sociale et identité bretonne
Au-delà du conflit juridique, la Gorsedd invite à repenser le lien entre protection sociale et reconnaissance culturelle. À l’instar de la dégustation de chouchen breton lors des festoù-noz, c’est dans la convivialité que se forge une solidarité authentique.
Ce débat ébranle les certitudes sur le RSA et rappelle que la préservation de l’identité bretonne passe aussi par le respect de ses figures spirituelles et par une approche nuancée des questions sociales.
Source: fr.news.yahoo.com









