Les trois Banquets du Canon, programmés du 7 au 9 novembre au Château des Pères, en Ille-et-Vilaine, ont été brutalement annulés après une pétition rassemblant près de 700 signatures. Derrière la promesse de Saveurs de Bretagne et de Gastronomie bretonne se profile une dimension idéologique qui a suscité craintes et réactions.
Entre valeurs du lieu, ambitions patriotiques du Canon Français et solidarité des Chefs Bretons, cette annulation ouvre un débat sur la préservation du patrimoine culinaire face aux enjeux politiques.
L’article en bref
Une mobilisation citoyenne a contraint le Château des Pères à renoncer aux Banquets du Canon, suscitant un questionnement sur l’instrumentalisation de la Maison de la Gastronomie.
- Mobilisation locale : près de 700 signataires contre un banquet controversé
- Dimension idéologique : projet Périclès et influence de Pierre-Edouard Stérin
- Impact culinaire : report de Saveurs de Bretagne et conséquences pour les Chefs Bretons
- Alternatives gourmandes : solidarité autour de la Fête de la Cuisine et escapades régionales
Un événement qui interroge la frontière entre gastronomie et engagement politique.
Pression locale et annulation des Banquets du Canon
Ce coup de théâtre résonne comme une alerte pour la scène gourmande bretonne. Le Château des Pères, fondé sur des principes d’ouverture et de partage, a justifié sa décision par le souci de préserver ses valeurs.
- Mobilisation citoyenne via une pétition relayée sur le site de l’Institut culturel de Bretagne (vague-chaleur-bretagne).
- Plus de 1 800 convives inscrits, enthousiasmés par la promesse d’une Table Gourmande mêlant terroir et traditions.
- Tension croissante autour de la visibilité des drapeaux royalistes et saluts jugés inappropriés.
- Contrat signé en juillet sans soupçon politique, rompu face à la polémique.
Dimension idéologique et contestations
Le Canon Français se présente comme un promoteur du patrimoine culinaire, mais certains dénoncent un habillage de saveurs pour servir un agenda identitaire.
- Projet Périclès piloté par le milliardaire Pierre-Edouard Stérin, visant à consolider une victoire politique d’extrême droite.
- Chants à la gloire de figures contemporaines et symboles contestés à la fin des repas.
- Participation de personnalités issues de divers milieux, parfois révélée via des parcours culturels tels que celui d’un chanteur anglais (parcours-chanteur-anglais).
- Revendication d’une « Fête de la Cuisine » conceptuelle pour marier gastronomie et sentiment identitaire.
Retombées pour la Gastronomie bretonne
L’annulation de ces Événements Gourmands pose question : comment les acteurs locaux vont-ils compenser cette absence ?
- Report ou annulation de projets culinaires autour des Saveurs de Bretagne pour plusieurs Chefs Bretons.
- Remise en question du rôle de la Maison de la Gastronomie dans la promotion du terroir.
- Réflexion sur les Traditions Culinaires détournées au profit de discours politiques.
- Opportunité pour les établissements indépendants de relancer des Tables Gourmandes plus inclusives.
Alternatives gourmandes et solidarité culinaire
Face à ce revers, des collectifs de restaurateurs se mobilisent pour organiser des événements dédiés à la diversité et au partage, loin des polémiques.
- Lancement d’une Fête de la Cuisine populaire cet hiver, sans affiliation partisane.
- Organisation d’Événements Gourmands itinérants en lien avec des escapades régionales (escapade-semaine-bretagne).
- Initiatives autour de jeux culinaires adaptés à Nantes et en Bretagne (jeux-bretagne-adaptent-nantes).
- Plateformes en ligne pour favoriser le soutien aux artisans locaux et aux Chefs Bretons, via le portail de l’Institut culturel de Bretagne.
Source: france3-regions.franceinfo.fr









